Environnement : faire vivre le Grenelle
L’environnement a été au cœur de la campagne présidentielle : Nicolas Sarkozy, comme les autres candidats, avait signé le « Pacte écologique » de Nicolas Hulot et s’était engagé à organiser dès l’automne un Grenelle de l’Environnement. Chose qui fut faite. Reste maintenant à le mettre en œuvre : les récents ratés de la loi OGM montrent que ce ne sera pas si simple. Après les mots, la mise en œuvre.
1) Résultats pour les 29 promesses sur l'environnement
- 6,9 % des promesses sont « réalisées »
- 0 % des promesses sont « altérées »
- 65,5 % des promesses sont « en cours »
Retrouvez ci-dessous le tableau des promesses.
2) Analyse
Alors que la phase de consultation du Grenelle fit globalement consensus, la phase opérationnelle est menacée de buter sur deux écueils : le manque de cap clairement défini et les contraintes budgétaires obligeant à revoir les ambition à la baisse.
> Attention à l’absence de cap
Le 25 octobre 2007, c’était l’annonce en grandes pompes par Nicolas Sarkozy des conclusions du Grenelle de l’environnement. Le temps était à la satisfaction, tant sur le fond du consensus établi que sur la forme de la consultation réalisée. On entrait alors dans la phase dite « opérationnelle » du Grenelle. Cinq mois plus tard, de plus en plus d’acteurs du Grenelle (ONG, syndicats, représentants des collectivités territoriales, etc.) prennent la parole pour s’étonner de l’inaction du gouvernement et de l’enlisement et de l’essoufflement de la dynamique du Grenelle. Ce ne sont pourtant pas moins de 33 comités opérationnels, missions interministérielles et groupes de travail qui sont à l’oeuvre depuis le mois de janvier : n’y a-t-il justement pas là risque d’éparpillement et de dilution du volontarisme affiché ? C’est cette même impression d’absence de cap clair qu’a laissé l’affaire « NKM », pendant le débat sur la loi OGM : entre ministre et secrétaire d’Etat, entre gouvernement et majorité, entre l’Elysée et Matignon…
> Ambitions affichées contre contraintes budgétaires
Comme pour beaucoup de réformes engagées par le gouvernement, il apparaît que l’application de nombreuses promesses de campagne risque d’être contrariée par le contexte budgétaire. D’autant que les premières estimations chiffrées de certaines mesures du Grenelle sont particulièrement salées : 24 milliards d’euros pour la seule rénovation thermique des bâtiments de l’Etat, 69 milliards pour la construction de lignes ferroviaires à grande vitesse… Quant à la mise en œuvre de la contribution énergie-climat, il est envisagé de la reporter. L’heure paraît donc aux choix. Ces arbitrages seront-ils compatibles avec le « New Deal pour l’environnement » dont rêvait le candidat Sarkozy ?
3) Tableau des promesses

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire