Recherche, innovation, économie de la connaissance : prolonger l’effort
Il y a sans doute aujourd’hui consensus pour considérer la recherche et l’innovation comme des dossiers prioritaires : c’est le secret non seulement de la croissance et des emplois de demain, mais aussi de la place dans l’économie de la connaissance de demain. Affirmant que « la recherche française était en situation de décrochage », le candidat Sarkozy a multiplié les propositions pour redynamiser l’innovation française. Un an après, on compte quelques bonnes mesures déjà lancées, d’autres en attente de résultats…
1) Résultats pour les 24 promesses sur la recherche, l'innovation et économie de la connaissance :
- 29,2 % des promesses sont « réalisées »
- 0 % des promesses sont « altérées »
- 33,3 % des promesses sont « en cours »
Retrouvez ci-dessous le tableau des promesses .
2) Analyse
Financement et réforme de la recherche publique, généralisation du crédit d'impôt recherche, soutien aux entreprises innovantes, soutien au secteur numérique, etc. : 60 % des promesses du candidat sont engagées. Valérie Pécresse et Eric Besson n’ont pas le droit à l’erreur.
> Recherche : faire bouger le secteur public
La réforme du crédit d’impôt recherche, dont le dispositif a été simplifié et revalorisé, représente sans conteste la mesure phare, et bienvenue, du gouvernement en faveur de la recherche et de l’innovation. L'objectif de deux tiers du total des dépenses de recherche nationale prises en charge par le secteur privé en 2012 est à ce prix. Avec le soutien marqué du Président de la République et un budget renforcé, Valérie Pécresse a pu lancé très tôt la périlleuse réforme de la recherche universitaire et plus globalement des structures publiques, dont le CNRS et l’INSERM. Noble ambition ! Deux hypothèques pèsent sur l’avenir : les mouvements de contestations d’organisations de chercheurs (qui s’inquiètent du nouveau système de financement et pour l’autonomie scientifique des laboratoires) et, surtout, le risque de baisse des crédits.
> Numérique : transformer l’ambition en actes
Nicolas Sarkozy en avait fait un argument de campagne : « Fixer comme objectif que la prospective sur la société numérique devienne une priorité nationale et débouche sur une stratégie collective ». Pourtant, Eric Besson ne s’est vu attribué le « développement de l’économie numérique » que le 18 mars 2008, lors de la nomination du gouvernement Fillon 3. Si la mission affichée paraît ambitieuse (« proposer un plan global de développement de l’économie numérique » avant le 31 juillet 2008), il faut la mettre en œuvre sans tarder : à ce jour, 8 des 12 promesses consacrées au numérique n’ont pas encore été abordées.
3) Tableau des promesses

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