Refonder la politique du handicap

Charles de Boissezon et Cyrille Dalmont, responsables du groupe de travail handicap de l’Institut Thomas More

Douze ans après la loi fondatrice de 2005, les personnes handicapées et leurs familles attendent toujours les actes qu’on leur a tant promis. Diagnostic et accueil, formation des intervenants, école, droits de l’enfant, structures d’accueil, accessibilité, monde du travail, droits civiques, troubles d’origine neurologique (DYS, TDAH, TSA), vieillissement des personnes handicapées, victimes d’accidents graves : nos propositions constituent une feuille de route pour une politique du handicap qui dessine une France enfin inclusive.

Lire également la tribune publiée sur le Figaro Vox

Note d’analyse 21 | Mars 2017

               


Douze millions de Français sont touchés par le handicap.

Aujourd’hui, douze ans après le vote de la loi Handicap du 11 février 2005 et alors que 85% de nos concitoyens sont favorables à une solidarité renforcée avers les personnes handicapées, seule la moitié des Français estiment que notre pays se donne les moyens de les inclure. Résultant de la consultation de personnes en situation de handicap et de leurs familles, d’associations, d’enseignants, de responsables d’administrations et d’établissements publics, de juristes, et plus largement d’acteurs de terrain salariés comme bénévoles, cette nouvelle note de l’Institut Thomas More livre des propositions opérationnelles et novatrices.

Ces propositions dessinent une feuille de route pour garantir l’inclusion des personnes handicapées, partant du diagnostic infantile jusqu’au troisième âge.

Elles n’oublient pas que le handicap peut survenir au cours de la vie (c’est le cas neuf fois sur dix) et traitent donc le sujet de la survenance accidentelle et non du seul handicap de naissance. L’accessibilité y est entendue tant d’un point de vue physique qu’intellectuel, mais aussi citoyen. Changer véritablement la situation des personnes en situation de handicap nécessite d’aller bien au-delà des intentions incantatoires visant à « changer le regard ».

Notre pays doit faire face à son obligation de résultats et non de simples moyens.

Les responsables politiques ne peuvent plus se contenter de vœux pieux. Les personnes handicapées et leurs familles attendent les actes qu’on leur a tant promis. Nos propositions sont portées par cette exigence.