Démocratie et liberté • Les peuples modernes à l’épreuve de leurs contradictions

Colloque international organisé par l’Académie des Sciences morales et politiques, avec le soutien de l’Institut de France et de l’Institut Thomas More

Lundi 20 et mardi 21 mai 2019, Paris

       

20 et 21 mai 2019 • Événement •


La démocratie moderne s’entend comme régime libéral-constitutionnel-pluraliste voulu et adopté par le peuple. Autrement dit, elle présuppose que le peuple veut la liberté, la constitution et le pluralisme. Présupposé aléatoire ? Non, parce que le vote populaire proprement dit n’est censé s’appliquer que dans les pays préalablement acquis aux libertés. Que les pays du monde sans tradition de liberté n’aient guère adopté de la démocratie que le nom, ce n’est ni un objet de scandale ni même un objet d’étonnement. Mais que dans la zone occidentale elle-même, où les institutions et les mœurs libérales sont présentes depuis longtemps, les démocraties illibérales se multiplient : c’est là un sujet de grande inquiétude. Ce devrait être aussi un sujet de réflexion sincère et sérieuse.

Nous assistons aujourd’hui à une dissociation de la liberté et de la démocratie, rupture idéologique, et, plus grave encore, rupture de classes : les élites choisissent la liberté et les peuples la démocratie. Que doit-on faire si le peuple, armé du droit de vote, n’aime pas la liberté – ou la résume à son sens collectif d’autodétermination nationale ? Va-t-on dire comme les révolutionnaires français : on le forcera à être libre ? Nous nous trouvons dans cette situation sinistre où des peuples entiers usent de la démocratie pour restreindre les libertés (les votes pour des gouvernants qui se veulent illibéraux) et où des élites mettent à mal la démocratie pour préserver leur idée de la liberté. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et que faire ? A l’occasion de la parution du livre La démocratie dans l’adversité. Enquête internationale aux éditions du Cerf, l’Académie des Sciences morales et politiques organise, avec le soutien de l’Institut de France et de l’Institut Thomas More, un colloque international pour répondre à ces questions.


Avec la participation de

Chantal Delsol, philosophe, membre de l’Institut (France)

Roger Scruton, philosophe, essayiste (Royaume-Uni)

Pierre Manent, philosophe, EHESS (France)

Mathieu Bock-Côté, sociologue et essayiste (Canada)

Philippe d’Iribarne, sociologue, CNRS (France)

Jean-Marc Coicaud, Université Rutgers du New Jersey (États-Unis)

Gil Delannoi, CEVIPOF, Sciences Po Paris (France)

Malgorzata Kowalska, Université de Bialystok (Pologne)

Robert Legros, philosophe, professeur émérite à l’ULB (Belgique)

Giulio De Ligio, philosophe, EHESS (France)

Alessandro Campi, Université de Pérouse (Italie)

Yves-Charles Zarka, philosophe, professeur émérite (France)

Stéphane Bauzon, Université Tor Vergata de Rome (Italie)

Vincent Descombes, philosophe, EHESS (France)

Maté Botos, Université Peter Pazmany de Budapest (Hongrie)

Jean-François Mayer, historien, Institut Religioscope (Suisse)

Jean-Thomas Lesueur, Institut Thomas More (France)

 

 


 

Programme des deux journées

 


En partenariat avec

 


Inscriptions et informations

Inscription • RSVP avant le mercredi 15 mai 2019

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Institut de France • 23, quai de Conti, 75 006 Paris