Le dimanche 6 septembre, Jean-Thomas Lesueur, directeur général de l’Institut Thomas More, était sur le plateau d’Eliot Deval sur CNEWS, pour analyser la polémique provoquée par l’arrivée du journaliste Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme chroniqueur sur France Inter.
Il a montré que cette polémique illustre deux constats qui avait été mis en avant dans le dernier rapport de l’Institut Thomas More sur l’audiovisuel public.
Le premier, chiffré et factuel : notre rapport a montré que, sur la base de l’analyse de 2 000 heures de programmes, 68 % des chroniques de France Inter sont orientées à gauche, contre seulement 13 % à droite (et 19 % neutres).
Le second, plus intéressant sur le fond : nous avons montré qu’au-delà de ce manque de pluralisme « formel », il existe un manque de pluralisme « substantiel » : comme le dit Brice Couturier, ancien journaliste et ancien producteur à Radio France, les journalistes et les dirigeants de l’audiovisuel public ont le sentiment qu’il leur appartient. Ils sont et ils font l’audiovisuel public, en quelque sorte, et toute intervention qui n’entre pas dans le cercle de ce qu’ils acceptent est frappé d’infamie.