18 juin 2026 • Événement •
90 % du trafic commercial mondial emprunte les voies maritimes. Elles alimentent les ports en matières énergétiques et premières avant de transporter les produits manufacturés partout dans le monde. Elles empruntent pour cela des points de passage obligés qui relient entre eux mers et océans où la liberté de navigation est la règle garantie par la Convention de Montego Bay.
Comme nous le rappelle le double blocage du détroit d’Ormuz, le respect du droit international cède à la force militaire.
La République populaire de Chine qui se dote d’une marine de guerre à nulle autre pareille, l’a bien compris. Ses côtes sont baignées par des mers bordières délimitées par des archipels – Philippines, Taïwan et Japon dont elle ne contrôle aucun. Elle ne maîtrise pas davantage les détroits ainsi formés, en particulier ceux de Malacca et de Taïwan situés sur la grande route de circumnavigation qui relie toutes les principales économies mondiales. Elle ne contrôle pas non plus les détroits suffisamment profonds pour permettre à ses sous-marins, en particulier à ceux de sa force océanique stratégique garants de sa dissuasion nucléaire, de se diluer dans l’océan. L’île de Taïwan en raison de sa position géographique occupe une position stratégique qui en fait un verrou potentiel que la République populaire de Chine veut absolument faire sauter, s’il le faut par la force.
Telle est la situation géopolitique compliquée qu’explore la note, que nous publions à l’occasion de cette Rencontre, d’Hugues Eudeline. Pour en débattre, nous auront le plaisir de recevoir :

Yoji Koda
Ancien commandant de la marine japonaise
Hugues Eudeline
Directeur de recherche à l’Institut Thomas More, auteur de Géopolitique de la Chine : une nouvelle thalassocratie (PUF, 2024)
Débat en anglais.
La réunion se tiendra sur Zoom. Un lien sera adressé aux personnes inscrites.
Inscription obligatoire
RSVP avant le mercredi 17 juin 2026.
