Que faut-il conserver du conservatisme ? Fantasmes français, expériences américaines

Rencontre de l’Institut Thomas More, mardi 4 octobre 2005, 8h30-10h, Paris

4 octobre 2005 • Événement •


Le conservatisme n’a pas bonne presse en France : c’est le moins que l’on puisse dire ! Qui oserait s’afficher « conservateur » ? Un inconscient, un aveugle, un naïf… Et pourtant ! Et pourtant dans la plupart des autres démocraties occidentales, il est aussi légitime, et aussi naturel, d’être conservateur que travailliste ou social-démocrate. Le conservatisme, les conservatismes font partie du paysage naturel de la vie démocratique. Il est l’une des deux composantes de l’antique bipartisme démocratique anglais. Il a dominé, politiquement et intellectuellement, aux Etats-Unis pendant des années. Angela Merkel, malgré un scrutin difficile, devrait être le prochain chancelier en Allemagne. Il existe, sous des formes évidemment diverses, fluentes et refluentes, en Espagne, en Italie, dans les pays scandinaves ou en Irlande.

Mais de quoi le conservatisme d’aujourd’hui est-il fait ? Que promet-il pour demain ? Quelles réponses pourrait-il offrir aux interrogations de notre pays ? L’expérience américaine, avec ses succès et ses limites, a-t-elle à nous apporter ? De ces questions, et de quelques autres, nous vous invitons à venir débattre avec :

Philippe Beneton

Professeur de Sciences Politiques à l’Université de Rennes I (France), auteur, parmi de nombreux ouvrages, de Le conservatisme (PUF, 1988), Introduction à la politique (PUF, 1997) et De l’égalité par défaut : Essai sur l’enfermement moderne (Critérion, 2002)

Gerard Alexander

Professeur associé de Sciences Politiques à l’Université de Virginie (USA), auteur, parmi de nombreuses publications, de The Sources of Democratic Consolidation (Cornell University Press, 2002)