La microfinance au service de la personne · La fin de l’humanitaire ?

L’Institut Thomas More est partenaire du colloque de l’IRCOM, jeudi 31 mai 2007, Le Pont-de-Cé

31 mai 2007 • Événement •


L’originalité du thème réside dans son approche résolument et prioritairement tournée vers la personne humaine. Ce colloque a permis de réfléchir sur la question de la microfinance comme aide à la lutte contre les pauvretés en France et dans le Sud. Dans ce cadre, plusieurs angles ont été abordés :

  • l’angle de la dignité de la personne humaine : loin de la logique de l’assistanat, la microfinance permet à chacun de faire l’usage de sa liberté, de sa créativité, de sa responsabilité, etc.
  • l’angle social : la microfinance permet aux plus pauvres de lancer leur activité et de retrouver leur place dans la société. En en y apportant leur contribution ils collaborent ainsi au bien commun.
  • l’angle politique : en panne devant les problèmes des « banlieues » les hommes politiques cherchent des solutions capables de recréer du lien social et des activités dans les quartiers
  • l’angle économique : en créant de l’autonomie, la microfinance enclenche un « cercle économique vertueux » et  démontre qu’il y a une autre façon de faire de l’économie. Sans rien enlever des exigences du marché, elle veut se mettre au service des personnes et non l’inverse.

Cette journée a permis aux acteurs présents de réfléchir en quoi les techniques de la microfinance peuvent contribuer au développement. Celui de la personne et de sa dignité favorisant sa créativité et sa prise de responsabilités… mais aussi au développement économique qui établit de manière stable et durable un vrai projet social d’avenir.